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La seconde rencontre est celle d'Yves Allégret, alors jeune réalisateur inconnu dont elle partage la vie et qui lui confie ses premiers rôles importants ( Dédée d'Anvers, les Démons de l'aube…).
Elle semble à trente ans condamnée aux rôles de prostituéeset de garces et c'est encore cette image qu'exploite avec une certaine ironie Max Ophuls dans « la Ronde » ou que détourne avec tendresse Jacques Becker dans un des plus beaux fleurons du cinéma français : Casque d'Or, ou Simons Signoret, frémissante d'amour, de vie et de noblesse, trouve aux côtés de Serge Reggiani la plus belle création de sa carrière.
Elle a fait entre temps sa troisième rencontre décisive, celle du chanteur et acteur Yves Montand, qu'elle épouse en 1951.
De ses études secondaires, Simone Signoret a conservé une excellente connaissance de l'anglais. En 1958, elle tient en Grande Bretagne le rôle d'Alice Aisgillqui lui permettra de remporter un Oscar (« Les chemins de la Haute Ville). Elle tient plusieurs rôles importants aux Etats Unis entre 1965 et 1968.
De retour en France, elle se consacre de plus en plus exclusivement des films d'amitié et de conviction :de l'Aveu de Costa-Gavras, sur les purges staliniennes, à Judith Therpauve de P. Chéreau, un plaidoyer pour la liberté de la presse, l'itinéraire témoigne de son exigence. Il faut également citer le Chat (P. Granier Deferre) qui l'oppose pour la première fois à Jean Gabin et la « Vie devant soi » ou sa Madame Rosa pleine d'humanité et de tendresse lui vaut un César.
Elle a également adapté et interprété au théâtre « les petits renards » de Lillian Hellman, et écrit un beau livre de souvenirs, « la nostalgie n'est plus ce qu'elle était », puis « le lendemain elle était souriante » et un roman « Adieu Volodia ».
Simone Signoret s'est éteinte en 1985 dans sa maisonn d'Autheuil-Authouillet.
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