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« Une conscience est née » Jean François Kahn, L'Evénement du jeudi, 3 octobre 1985.
« Simone Signoret a trouvé enfin, avec Dédée d'Anvers, le rôle qu'elle attendait et qui la classe d'emblée parmi nos grandes comédiennes de l'écran. La sobriété et l'intensité de son jeu étonnent chez cette très jeune artiste qui est presque une débutante. Si Simone Signoret ne galvaude pas son talent, elle ira très loin ». Claude Hervin, Paris-Presse, 7 septembre 1948.
« Une reine. On dira « l'époque de Signoret » pour parler de celle qui part des années 50 jusqu'à nos jours. Le plus grand ambassadeur français du Xxème siècle. Elle a sorti la France de ses gonds, elle l'a faite internationale. Elle a crié les droits de l'homme partout. Impossible de remplacer Signoret. » Marguerite Duras, Le Quotidien de Paris, 1er octobre 1985.
« qu'est ce que ça veut dire, la peau d'un personnage ? Il n'y a pas de peau puisque c'est une fiction. Sa peau, c'est la vôtre. C'est vos mains, votre tête avec les rides qu'elle prend. Et la bonne femme (le personnage) est votre locataire. Elle s'installe et, la vache, elle s'installe souvent d'une façon encombrante! Quoi qu'on joue, une gentille, une méchante, un monstre… Moi je suis orpheline chaque fois que c'est fini, que ma locataire… elle est morte. » Simone Signoret, Première, mars 1982.
A propos du film le chat avec Jean Gabin. « ils sont là tous les deux, face à face, lui avec ses grands yeux bleus, ses lèvres minces, ses épaules de lutteur fatigué, sa démarche traînante, ses grognements et ses rugissements; elle, la paupière lourde, les traits gonflés, la bouche sensuelle, et ce regard aigu où passent alternativement des lueurs de dureté et de tendresse… S'étant aimés passionnément et se haïssant maintenant, ou croyant se haïr; ne pouvant se supporter, et pourtant liés l'un à l'autre par les souvenirs, l'habitude et la peur de la vieillesse . » Jean de Baroncelli, Le Monde, 5 mai 1971.
A propos du film l'Aveu. « Simone Signoret dont une simple apparition suffit pour créer un climat, montre une fois de plus qu'elle garde le privilège de l'intelligence et du cœur : elle vit intensément chaque moment du film, cessant depuis longtemps de jouer, pour être… ». Henry Chapier, Combat, 29 avril 1970.
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