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Il ne reste plus à l'inoubliable Casque d'or qu'à se lancer un dernier défi, et pas le moindre : devenir écrivain. En 1962, Simone Signoret signe l'adaptation des petits renards et, en 1967, la traduction de rêve de Peter Feibleman. Mais c'est avec la nostalgie n'est plus ce qu'elle était (1976) qu'elle va connaître son premier succès de librairie. Son second livre de souvenirs le lendemain elle était souriante (1979) lui vaudra les éloges de la presse.
Adieu Volodia Enfoui en elle, ce désir d'écrire a été ravivé par le succès de ses livres de souvenirs. Une chose est de raconter le roman qu'a été sa vie, une autre d'écrire un roman comme elle les aime, avec de nombreux personnages, un exemplaire foisonnement de vie. Ce pari, elle s'y consacre dix sept mois durant (d'avril 1983 à septembre 1984). Elle mène à bien cette aventure passionnante : faire revivre deux familles dans une saga de près de 600 pages, sans jamais manquer de souffle. La romancière tient la distance, mieux que beaucoup de professionnels de la plume. Dans la préface de la réédition de son roman chez France-Loisirs, elle écrit en 1985 : « Dans la rédaction d'un livre, on devient son propre metteur en scène, son propre décorateur, sa propre habilleuse, et surtout son propre monteur. Je n'ai pas écrit ce livre, je l'ai vu. Les scènes se sont projetées dans ma tête, découpées comme des plans de cinéma, et pendant que l'on parle, on voit les regards de celui qui écoute, le détail des gestes, des mouvements… mais quand j'entrais dans un nouveau décor, au début, je ne voulais pas finir d'écrire avant d'en être tout à fait sortie. C'est mon côté studieux studio : il fallait boucler la séquence avant la fin de la journée. Le soir, j'avais la conscience tranquille. ». En septembre 1984, Simone Signoret met le point final à son roman Adieu Volodia. Quelques mois plus tard, elle assume avec bonne humeur le « service après vente ». Elle fait la une des magazines littéraires et des grands hebdomadaires, passe à la télévision dans toutes les émissions d'actualité, puis chez Pivot. Le livre fait un triomphe autant auprès des lecteurs, qu'auprès des critiques.
« Adieu Volodia pour un premier roman, est un coup de maître. Cette saga du petit monde cosmopolite des immigrés de l'entre deux guerres est à placer dans sa bibliothèque à côté de celle des Thibault ». Pierre Démeron, Marie Claire, 1985
« Avec cette saga de deux familles qui n'en font qu'une, cette grande histoire de petites gens « qui ne s'étaient jamais rencontrés puisqu'ils s'étaient toujours connus », la Signoret, comédienne aux si beaux rôles, vient de prouver qu'elle avait aussi au bout de sa plume, le souffle des grands romanciers. Six cents pages d'une telle densité, ça ne se raconte pas, mais ça se vit, avec émotion et respect devant le travail accompli . » Sylvie Genevoix, Madame Figaro, 1985
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